Les vers de terre sont en danger !

Publié le 9 Janvier 2014

Les vers de terre sont en danger !

La semaine dernière, alors que je m'adonnais à l'une de mes occupations favorites sur le net, la revue de presse, je suis tombé sur cet article du parisien.fr

Intrigué par cette nouvelle et curieux par nature, j'ai approfondi mes recherches.

J'ai ainsi pu trouver divers articles sur le sujet.

C'est comme cela que j'ai eu connaissance de cette page web, créée et alimentée par un chercheur du Muséum national d'histoire naturelle, Jean-Lou Justine.

A la lecture de ces pages, j'ai réellement pris conscience de l'importance de ce phénomène et de sa gravité.

En résumé, si vous n'avez pas le temps ou l'envie de lire les liens de cet article, les plathelminthes terrestres (c'est leur nom)sont des vers visqueux originaires de l'hémisphère Sud qui sont très invasifs et qui seraient à l'origine de la quasi disparition des vers de terre dans certaines régions d'Angleterre car ils sont "lombrivores".

En France, nous n'en sommes pas encore à ce stade, mais la Bretagne et le Sud du pays semblent être déjà bien touchés.

Personnellement, j'ai été particulièrement sensibilisé par cette info car j'ai déjà observé ce type de ver dans mon environnement de travail.

J'ai en effet collecté le ver de cette photo, dans la pépinière où je travaille.

A ce jour, ce ver n'a encore pas de nom scientifique, c'est dire le niveau "débutant" dans lequel se trouve la recherche dans ce domaine, mais attention, il en existe d'autres espèces, déja bien identifiées.

Grâce à la page web de Monsieur Justine, le recensement a bien débuté et chaque semaine, apporte son lot de nouvelles observations.

A propos, pour les profanes du jardinage, les vers de terre sont ces animaux visqueux qui participent à l'amélioration de la fertilité des sols en décomposant la matière organique.

En un mot, ce sont nos alliés au jardin et leur disparition serait une véritable catastrophe écologique.

Rédigé par Jean-Luc

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M
Merci Jean-Luc et Pierre pour ces précisions. C'est intéressant. Je n'en ai pas vu chez moi, pour instant.
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P
Merci d'apprécier mes images, Jean-Luc. :-)<br /> <br /> L'espèce A est la rayée jaune (en attente de dénomination).<br /> La C est une espèce d'une autre famille (Rhynchodemidés), du genre Microplana (probablement M. terrestris, selon les infos recueillies par J.-L. Justine), la seul qui soit bien de chez nous. <br /> La D est Bipalium kewense.
J
Pierre, je viens d'aller jeter quelques coups d’œil sur tes photos qui sont impressionnantes.<br /> Je dois dire que je suis honoré de ton passage sur ce post et je te remercie de nous avoir éclairé d'avantage sur les plathelminthes.<br /> A propos, tu parle plus haut de ver B pour le second que tu as découvert, quel est le ver A? (son espèce)
P
Comme doit le laisser deviner mon pseudo, qui n'a rien de très original, j'habite dans le 06 (Alpes-Maritimes) et plus précisément à Cagnes-sur-mer. Rien de très difficile à trouver, vu que je participe à un forum d'identification d'insectes (insecte.org) sous ce même pseudo et que les photos que j'y poste le sont sous mon vrai nom (Pierre Gros), accompagné de leur localisation.<br /> <br /> Info complémentaire, je suis celui qui a contacté le Pr. Justine pour lui signaler les premiers vers découverts en mars 2013. ;-)
J
Si tu en trouves un jour, tu peux contacter Jean-Lou Justine comme précisé dans l'article.<br /> Ceux que j'ai trouvé étaient sous des pots humides.
M
Merci Jean-Luc et Pierre pour ces précisions. C'est intéressant. Je n'en ai pas vu chez moi, pour instant.
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P
Comme doit le laisser deviner mon pseudo, qui n'a rien de très original, j'habite dans le 06 (Alpes-Maritimes) et plus précisément à Cagnes-sur-mer. Pas de secret non plus concernant cette localisation, vu que je participe à un forum d'identification d'insectes (insecte.org) sous ce même pseudo et que les photos que j'y poste le sont sous mon vrai nom (Pierre Gros), accompagné de leur localisation.<br /> <br /> Info complémentaire, je suis celui qui a contacté le Pr. Justine pour lui signaler les premiers vers découverts en mars 2013. ;-)
J
Merci Pierre pour ces infos, je vais m'efforcer de le mettre dans les meilleures conditions possibles.<br /> A propos, où te situes-tu géographiquement? (tu n'est pas obligé d'être précis).
P
Je garde les vers de cette espèce (B = marron plate), larges mais pas très longs, dans des boîtes de coton-tiges rectangulaires (env. 11 x 8 x 5 cm). Elles ont l'avantage de se clipser sans être hermétiques et d'être suffisamment transparentes. Au fond, un lit de gravier fin et humide, en faible épaisseur, + une petite pierre plate et un peu de mousse (sans la terre), pour garder un bon taux d'humidité et offrir des abris au ver. Je veille à ce qu'il y ait toujours 2 lombrics (env. de la longueur du ver) dans la boîte, de manière à ce qu'il mange à sa convenance. Impératif : l'espèce étant cannibale, il ne faut pas en placer plusieurs dans la même boîte. <br /> <br /> Comme dit, ton ver est trop jeune, mais si tu en captures de plus gros, tu pourrais avoir une ponte : l'oothèque produite est une bille d'env. 4 mm de diamètre, rouge clair au début, virant rapidement au noir mat.<br /> <br /> À noter que les vers actuellement recensés chez nous ne sont pas aussi agressifs que l'espèce ravageuse anglaise. Pour preuve, j'ai 3 espèces de Géoplanidés invasifs dans mon jardin et, malgré ça, je n'ai pas de problème pour leur trouver des vers de terre ; parfois, je vois même un ver et un lombric sous le même pot, à moins de 5 cm.<br /> <br /> À propos de pot, ils aiment bien se coller sous les pots en plastique ou en terre, ou sous les planelles (briques creuses en terre cuite de 5 à 7 cm d'épaisseur) sur lesquelles j'entrepose habituellement mon bois. Les meilleurs coins sont les plus humides (mais avec un bon drainage (gravier en surface) et les moins ensoleillés (mais on est dans le Sud).
M
Comment un si petit ver peut-il manger un lombric? Procède-t'il comme le serpent, il l'avale puis le digère? A-t'on déjà observé cela?
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J
Merci Pierre pour ta contribution.<br /> Dans quelles conditions les maintiens-tu?<br /> Le mien est dans un bocal en verre à l'abri de la lumière avec un peu de terre au fond.
P
J'en ai plusieurs en élevage, dont 2 de cette espèce, provisoirement appelée &quot;marron plate&quot; (B, pour ce qui me concerne, parce que c'est la seconde que j'ai trouvée). <br /> <br /> Avec un peu plus de 2 cm, il est encore loin d'être adulte (env. 8 cm), les néonates pouvant déjà faire un peu plus d'1 cm.<br /> <br /> Celui-ci se nourrit facilement, avec 1 petit lombric de temps en temps. <br /> <br /> La technique de capture de cette espèce consiste à se plaquer sur le ver et à s'y agripper fortement, le temps que le pharynx se déploie et enveloppe quasiment toute la circonférence du lombric. Ensuite, un peu comme le font les araignées, le ver injecte des substances qui liquéfient les tissus du lombric, lui permettant de les aspirer.
J
Alors, il y a des photos sur le web, je n'ai pas trouvé de vidéos.<br /> J'ai capturé un de ces vers et je vais essayer de le maintenir en vie le plus longtemps possible et bien sur, je tenterai l'expérience du nourrissage...<br /> Celui de la photo de cet article est effectivement petit, pour d'autres espèces, les sujets peuvent atteindre 40 cm!!!
J
C'est gore ce que tu écris!<br /> Voici un extrait de ce qui est noté dans wikipedia à ce sujet:&quot;Selon une croyance populaire, un ver de terre coupé en trois donnerait naissance à trois vers de terre. En réalité, coupé en deux, une seule partie peut éventuellement survivre selon la position de la coupure par rapport aux organes vitaux qui sont la tête et les organes sexuels, dans ce cas il reconstitue en partie les anneaux manquants : ce phénomène d'autotomie suivi de régénération, limité chez le ver de terre, est en effet souvent confondu avec celui de vers marins au pouvoir de régénération plus important (planaires, Nereis)9.&quot;
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M
C'est pourquoi, quand vous trouver un ver de terre, tranchez le en deux d'un coup sec, il se reconstituera doublement.
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