Transplantation d'un arbre.
Publié le 4 Janvier 2014
Il s'agit ici de la transplantation du pommier que j'avais greffé en Février 2013.
Il n'avait pas de place pour se développer convenablement à son emplacement d'origine, de plus, il était nécessaire de le rapprocher de ses congénères pour faciliter la pollinisation.
Je l'ai donc déplanté pour le transplanter au jardin potager.
J'ai procédé selon les étapes suivantes:
Voici la situation de départ.
Avant toute chose, il m'a fallut dégager le pied de l'arbre pour bien identifier où commencer la coupe des racines.
Il ne faut pas creuser trop près du pied de l'arbre pour préserver un système racinaire suffisamment conséquent.
Ici, s'agissant d'un arbre de petite taille, j'ai considéré que la longueur d'un fer de bêche était suffisante.
Une fois le pied de l'arbre dégagé, j'ai découpé les racines à la pelle bêche en l'enfonçant à la verticale.
J'ai opéré ainsi en faisant le tour complet de l'arbre.
Le tour de l'arbre étant fait, je me suis servi de la bêche pour soulever la motte de terre et de racines.
Étant dans un sol sableux, cette opération c'est avérée facile, elle aurait été plus compliquée en sol de type argileux et collant.
Notez qu'ici, l'arbre est conditionné en racines nues, je ne garde pas de motte de terre autour des racines.
Il me semble important d'apporter ici quelques précisions concernant le type de conditionnement des arbres.
En effet, lorsque l'on souhaite transplanter un arbre dans son jardin ou bien en acheter un, il faut tenir compte du conditionnement des racines.
J'entends par conditionnement, la méthode de préservation des racines entre le moment où l'on arrache l'arbre et celui où on le replante. Je ne parle pas ici des arbres cultivés en pots
Un système racinaire de bonne qualité et en bon état, est le garant de la bonne reprise du végétal dans son nouvel environnement.
Au jardin, sauf en cas d'urgence, il vaut mieux transplanter un arbre pendant son repos végétatif (l'hiver).
Lors de l'arrachage, selon le type d'arbre et le type de sol, il sera important de choisir le conditionnement des racines.
L'arrachage peut donc se faire en racines nues ou en motte.
En racines nues, les racines du végétal sont débarrassées de toute terre à l'inverse du conditionnement en motte.
En sol sableux, il est quasiment impossible de réaliser une motte car les particules de terre ne se tiennent pas entre elles, à moins d'avoir un système racinaire fin (radicelles) très développé.
C'est plus facile en terre argileuse (la terre colle).
Pour préserver le système racinaire des conifères et des arbustes à feuillage persistant et ainsi favoriser la reprise, il est préférable de les conditionner en motte.
Les arbustes et arbres à feuillage caduc supportent très bien l'arrachage en racines nues.
Dans le cas présent, il s'agit d'un arbre à feuilles caduques, nous sommes en hiver et en sol sableux.
Mon choix s'est facilement porté vers l'arrachage en racines nues.
Fin de l’aparté!
A l'issue de l'opération d'arrachage, j'ai rebouché le trou proprement.
Ni vu ni connu j't'embrouille!!!
Pour la transplantation, j'ai donc choisit de mettre le pommier au jardin potager.
J'ai réalisé un trou, en tenant compte de la dimension du "pain" racinaire (ici 40cmX40cm).
Mais avant cela, j'ai habillé le système racinaire.
L'habillage est un terme technique qui consiste à couper proprement les racines, en principe à l'aide d'un sécateur.
Les coupes propres et nettes diminuent les risques d'infection par les parasites et favorisent la cicatrisation.
Confection du trou de plantation à la pelle bêche, en mettant de côté la terre de surface afin de la réutiliser par la suite.
J'ai positionné l'arbre de façon à ce que son collet ne soit pas trop enfoncé et je l'ai protégé d'un tuteur afin qu'il ne soit pas trop chahuté par les vents dominants.
J'ai pris soin de recouvrir les racines avec de la terre fine afin d'éviter les espaces vides.
Je n'ai pas réalisé de tassement à l'aide du pied mais un tassement hydrique en versant la totalité d'un arrosoir au pied de l'arbre.
Cette action permet aux particules de terre de remplir les espaces vides et ainsi, de bien enrober les racines.
Personnellement je ne vois pas trop l’intérêt de réaliser un pralinage, cette opération qui consiste à réaliser un mélange de terre (argileuse) et de fumier et d'en faire une bouillie dans laquelle on trempe les racines.
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